Ce que personne ne te dit sur le premier jet

Bonjour à toi,

Un premier jet n’est pas un texte.
C’est un passage.

Il est brouillon.
Imparfait.
Parfois maladroit.

Et c’est exactement pour ça qu’il fait peur.

Parce qu’il te confronte à quelque chose de brut.
À ce que tu sais faire maintenant, pas à ce que tu espères faire plus tard.

Vouloir “bien écrire” trop tôt est l’un des moyens les plus efficaces de saboter un roman.
Pas parce que tu es exigeant.
Mais parce que tu confonds deux moments.

Le premier jet n’a pas besoin de talent.
Il a besoin de continuité.

Ce qui compte, ce n’est pas qu’il soit bon.
C’est qu’il existe jusqu’au bout.

Tu n’as pas besoin d’être bon.
Tu as besoin de continuer.

Amitiés,

Clara